Se soigner mais pas seulement

Conscientes de leurs responsabilités, nos cliniques s’attachent à toujours placer leurs politiques de prévention santé au service des patients et des usagers. L’approche préventive montre en effet tout son intérêt en amont du système de soin. Cancer du sein, du poumon, du côlon, insuffisance rénale, diabète, … la prévention est un moyen de lutter contre ces fléaux.

En pérennisant cet engagement, ce sont les critères sociaux du développement durable que nous souhaitons développer en donnant plus d’impacts aux actions de prévention structurées.

La santé est un besoin vital, et ne signifie plus seulement ne pas être malade, mais vivre bien.

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Journée de rencontres entre des adolescents diabétiques et sensibilisation contre les méfaits du tabac

Les professionnels acteurs de la prévention

Ils sont impliqués en matière d’accompagnement et d’information. Bien au-delà des seules compétences techniques, chacun attend des professionnels qu’ils guident et conseillent.

Journée de rencontres entre des adolescents diabétiques et sensibilisation contre les méfaits du tabac

Prévention et sensibilisation
Pour informer sur les comportements à risques, agir avant la maladie et éviter son apparition.

En partenariat avec la Ligue contre le cancer, St-Roch organisait en décembre une journée tabac, 1ère cause de mortalité prématurée évitable avec 66 000 décès en France chaque année.

« Les participants pouvaient tester leur taux de monoxyde de carbone dans l’air expiré, et bénéficier de conseils sur l’arrêt du tabac. Sur les 156 usagers, 53 % avaient une concentration élevée de monoxyde pour les non-fumeurs. Une vingtaine a pu avoir un entretien avec un médecin pneumologue afin de tester leur dépendance et obtenir des conseils « , commente la surveillante du service de médecine.

Prévention et dépistage

Pour agir au début de la maladie et en éviter le développement. Il s’agit de dépister les maladies ou facteurs de risques à un stade précoce.

Octobre a vu rose dans quelques cliniques au travers de manifestations ciblées :

  • Au Languedoc-Genêts, en partenariat avec la Ligue contre le cancer et la mairie, une Conférence sur le dépistage du cancer du sein, animée par les Drs Éric Marrel, chirurgien viscéral-gynéco et Valérie Amiel, radiologue.
  • À Kenval, signature d’une convention avec Gard Lozère Dépistage. Des stands d’information se sont déployés dans les halls des cliniques nîmoises afin « de tout faire pour inciter les femmes au dépistage organisé du cancer du sein » précise le Dr Marielle Canonge, médecin directeur de Gard Lozère Dépistage.

En France, le cancer du sein est toujours le premier cancer chez la femme en nombre de nouveaux cas et de mortalité. Pourtant, détecté à un stade précoce, il peut non seulement être guéri dans plus de 90 % des cas mais aussi être soigné par des traitements moins agressifs. Actuellement, malgré les progrès réalisés dans les traitements, le dépistage constitue toujours l’une des armes les plus efficaces. « Ce cancer ne doit en aucun être banalisé, ce qui compte c’est de ne pas faiblir sur le dépistage. »

  • Atout Coeur à St-Pierre, la Clinique a participé à l’opération Vésale destinée à dépister les risques d’anévrysme de l’aorte abdominale. Un franc succès : «plus de 400 personnes ont participé à cet événement qui a permis de dépister 23 anévrysmes ; 4 étaient connus, les 19 autres étaient totalement ignorés : c’est là l’intérêt du dépistage ! », commente le médecin angiologue ayant piloté cette action.

Des maladies chroniques en pleine expansion

La prévention est aussi une nécessité face à l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques comme le diabète et l’insuffisance rénale, de véritables enjeux de santé publique comptant respectivement 3 et 2 millions de personnes en France.

En Languedoc-Roussillon, toutes les cliniques du groupe ont participé à la journée mondiale du diabète en partenariat avec la Fédération de l’Hospitalisation Privée de la région. « Une petite piqûre au bout du doigt pour mesurer le taux de sucre dans le sang et le verdict tombe », rappelle une infirmière à Notre Dame. Le problème du diabète, c’est qu’il est asymptomatique pendant plusieurs années. Pourtant un simple dépistage permet d’éviter des complications graves. Le diabète est en effet la première cause de cécité, de dialyse et d’amputation.

La prévention voit aussi la concrétisation de belles initiatives, à l’image de la journée de rencontres entre des adolescents diabétiques.

« Lorsque cette maladie, au diagnostic irréversible, touche les plus jeunes, il faut faire preuve de pédagogie. Expliquer le traitement qui nécessite souvent plusieurs injections journalières ou, entre autres, l’utilisation d’une pompe à insuline. C’est souvent difficile à accepter pour des adolescents qui aspirent à vivre une existence normale. Le dialogue et l’éducation font partie de notre mission », rappelle l’équipe médicale et paramédicale de diabétologie à l’initiative de cette journée.

Objectif : lutter contre l’isolement et les différences que suscite le diabète par une éducation thérapeutique adaptée aux adolescents et aux parents confrontés aux multiples contraintes.

Une écoute permanente est mise en place avec des actions ponctuelles comme cette journée organisée en partenariat avec le basket de Torreilles, où le but était de montrer que leur maladie n’est absolument pas incompatible avec la pratique d’un sport, même à haut niveau…

Une dizaine d’adolescents de 13 à 17 ans affectés par le diabète de Type 1, a pu participer à ces rencontres et échanger dans un environnement ludique et convivial et sous le parrainage de Miss Prestige 2012.

Sensibilisation contre les méfaits du tabac

Avec la FNAIR, le dépistage des maladies rénales est une opération historique au mois d’octobre. Médipôle St-Roch, Les Genêts et St- Michel s’y associent depuis plusieurs années. Le test est simple et rapide, par contrôle du taux d’albumine et d’éventuelles traces de sang contenues dans les urines grâce à une bandelette urinaire. La surveillante du service de Dialyse à Médipôle St-Roch, explique : « L’insuffisance rénale évolue à bas bruit. Pendant des années, le malade atteint d’une insuffisance rénale débutante ne ressent aucun symptôme et ignore sa maladie. Malgré les enseignements post universitaires dispensés aux médecins généralistes par les néphrologues, malgré les campagnes de dépistage, la prévention reste insuffisante en France. Trop souvent la découverte de la maladie rénale est trop tardive et nécessite une prise en charge en dialyse en urgence, les patients ne sont pas préparés. L’avantage d’une prise en charge précoce permet de ralentir l’évolution de la maladie rénale, de retarder l’échéance de la dialyse et de l’encadrer par des consultations pluridisciplinaires d’éducation thérapeutique.  »

À ce stade, la prévention par l’éducation thérapeutique prend ainsi le relai

 

Prévention et Éducation thérapeutique

Pour agir tout au long de la maladie chronique et en éviter les complications

Le patient reste le maillon principal dans la prise en charge de responsabilisation : « Une démarche éducative est ainsi prônée en stage spécifique où intervient une équipe pluridisciplinaire mais aussi les associations de patients. Objectif : améliorer la qualité de vie et délivrer une information complète sur les risques et sur les modalités de prévention des nombreuses complications : ce type de prise en charge a permis de faire passer les patients diabétiques d’un rôle passif à un rôle actif et de transformer ainsi leur pronostic médical. Ceci a permis au cours du temps de diminuer l’incidence des complications et la fréquence d’hospitalisation de ces patients soumis à d’autres facteurs de risque » explique un médecin diabétologue- endocrinologue à Claude Bernard qui développe depuis de nombreuses années, tout comme la plupart des cliniques du groupe, des programmes d’éducation thérapeutique, dernier stade de la prévention.

 

Décembre 2012